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Lettre éditoriale du 16 mai 2009Paris, le 16 mai 2009. Le 22 mai sera la Journée Mondiale de la BiodiversitéChers amis,
Tout le monde est pressé.
Avec raison : il faut redresser la situation
engendrée par un demi-siècle de destruction accélérée des milieux naturels,
en particulier des forêts humides tropicales, la sur-pêche, mais aussi, plus près de nous,
l'élimination des zones humides et les mauvais traitements infligés aux sols.
En aucun cas on ne reviendra à Ce qu'il faut retenir, c'est que la biodiversité est indispensable à l'espèce humaine. Le livret Objectif Biodiversité, que notre Ligue a édité, montre notre totale dépendance dans la vie quotidienne pour se nourrir, se vêtir, se soigner, pour rêver et créer. Même les espèces indésirables ont un rôle. Pourtant, s'être débarrassé du virus de la variole est une atteinte à la nature favorable à notre espèce. Et faut-il protéger la mouche tsé-tsé ? C'est dire si rien n'est simple. Préserver la biodiversité, en fait c'est préserver ses capacités d'évolution. Et l'évolution demande du temps. La puissance de notre technologie accélère les éliminations non seulement des milieux, mais aussi des espèces, et c'est cette accélération qui peut ruiner les capacités d'adaptation du vivant. Notre espèce a une responsabilité particulière : c'est elle qui décide ! Il faut se hâter, certes. Mais la complexité des situations oblige à décider avec la lenteur nécessaire pour que ce soit accepté et respecté par tous … Amicalement,
On ne se débarrasse pas d'une habitude en la flanquant par la fenêtre ;
il faut lui faire descendre l'escalier marche par marche.
Marc TWAIN |
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